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La pénurie

réflexe ou réflexion?

Nous adoptons parfois des comportements primaires, particulièrement face à la peur ou à l’urgence. Le réflexe instinctif paraît-il. Cette réaction peut être maîtrisée par la réflexion. Etonnant de voir dans ce contexte deux mots si proches signifier deux choses si différentes.

Un phénomène a frappé les grandes surfaces lors de l’annonce des confinements. Les rayons peinaient à être réapprovisionnés. Le mot pénurie apparaissait çà et là. Ce n’était pas le cas. Une psychose contagieuse serait un terme plus approprié. C’est la peur de la pénurie qui a engendré ce comportement.

La peur du coup de bâton est pire que le coup de bâton lui-même.

C’est intéressant de constater que la réaction face à la véritable pénurie qui s’installe aujourd’hui ne créer pas pour l’instant le même phénomène. Non, je ne suis toujours pas un conspirationniste, il y a bien une pénurie en cours.

Voilà ce que je peux constater par ma profession et mes hobbys. Je ne vais pas au-delà. Si vous voulez creuser, vous vous rendrez compte du nombre assez important de secteurs qui sont déjà impactés par ces seules ressources.

Peut-on dire que sept fois c’est la Guerre?!

Je ne crois pas que nous puissions nous fier aux sources d’informations disponibles pour essayer de répondre à cette question. Si on se limite aux faits… nous ne sommes pas en guerre chaude, c’est certains. Une guerre froide ou tiède peut-être . Enfin bref, laissons les responsables militaires se soucier de cela et concentrons nous sur ce qui nous regarde.

Que cette pénurie soit passagère ou amenée à durer, il y a fort à parier que nous en connaîtrons de plus en plus souvent et de plus en plus importantes… Notre système de production / consommation atteint les limites de ce que la planète peut nous offrir.

Qu’est-ce que l’individu peut faire?

Si vous avez peur de manquer de nourriture, commencez à faire des réserves petit à petit, ne vous jetez pas dans les magasins le jour où une annonce va déclencher cette phobie. Si vous craignez des coupures d’électricité, le jour ou vous changerez votre chauffage essayez de passer au bois … etc. Voilà l’idée pour ceux qui ont besoin de se rassurer. Adopter un comportement qui évite de tout faire pour passer avant les autres si nous devons vivre une période difficile commune. En résumé, être altruiste sans se laisser écraser par les plus égoïstes.

Faire des réserves n’est pas un comportement insensé et survivaliste. L’Histoire nous a appris qu’il est indispensable de remplir des greniers pour faire face aux coups durs. Avant les gouvernements, les textes religieux expliquaient déjà cela. Aujourd’hui nous pourrions penser que l’Etat a pris le relais, ce n’est pas le cas. En France, cherchez nos réserves stratégiques et vous ne trouverez que du pétrole. Si je me trompe sur ces deux derniers points, merci de me corriger dans les commentaires.

Les esprits sont, en général, moins affamés que les estomacs, et ils supportent beaucoup plus gaillardement la pénurie

André Frossard

Si vous pensez en lisant le paragraphe précédent que j’ai une tendance à la paranoïa, vous avez sans doute raison ^^. Quand j’apprends que le paracétamol, l’aspirine et l’ibuprofène ne sont plus en vente libre, j’ai du mal à croire les articles qui en analysent la raison. En 2020 une loi serait sortie pour défendre l’intérêt du consommateur face aux lobbys pharmaceutiques? On s’attaquerait à l’auto-médication? Je pense plutôt qu’il y a eu une anticipation sur ce qui pourrait se passer si ceux qui se sont rués sur la farine se ruaient sur ces médicaments. Il faut noter la date et le contexte dans lequel cette loi est apparue. En pleine pandémie, imaginez l’impact d’une rupture de paracétamol… D’une certaine façon, un rationnement a été mis en place, et c’est une bonne chose! Rassurez-vous je n’en suis pas au point de ceux qui interprètent cela comme un complot destiné à tous nous tuer en nous privant de ces potions.

Dans les moments difficiles il est également important de positiver pour garder le moral. Il y a toujours quelque-chose de bon, même dans les pires situations. Cela demande parfois de la persévérance mais on peut toujours finir par trouver. Plutôt que de redouter la pénurie, on peut l’attendre avec impatience. C’est au pied du mur que l’on voit le mieux le mur. Conscient de la catastrophe écologique qui nous attend, aucun Etat puissant n’a su jusqu’ici donner l’exemple du changement salvateur dont nous avons besoin.

Il est bien possible que la pénurie finisse par donner un sens économique et militaire à l’écologie. Puisque la politique ne semble entendre que ces mots, c’est plutôt une bonne nouvelle! Il existe déjà quelques exemples encourageants. Le recyclage devient compétitif – livres, cartons, aimants, plastiques etc -. L’Etat aide à relocaliser pour réduire notre dépendance à des ennemis potentielsParacétamol, semi-conducteurs, tests pcr etc

Le changement, c’est maintenant? Yes we can!

Une réponse sur « La pénurie »

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