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Comportement Société

L’inconfortable changement

une révolution

Dans un article précédent je partageais mon point de vue sur le climat de révolte qui se fait de plus en plus sentir. L’état d’urgence puis l’état d’urgence sanitaireces termes fallacieux– ont été pour moi les éléments déclencheurs du ras le bol, la goutte d’eau. J’aspire désormais à un changement radical de notre société. Quel solutions s’offrent à nous?

Pour enfoncer le clou, faisons le point sur ce que j’entends et qui ne marcherait pas. L’opposition directe à l’autorité. S’en suivrait un désordre monumental, le chaos. la souffrance serait au rendez-vous. En cas de victoire du peuple, un pays à reconstruire, puis quelques années plus tard, retour au même schéma, ceux au pouvoir oubliant ceux qui les y ont placés. En cas de défaite une aubaine pour justifier la mise en place d’un régime totalitaire, d’autant plus que les outils sont déjà en place: fichages, 49.3, armement…etc. L’assassinatcomment peut-on imaginer rendre le monde meilleur avec des idées pareilles!?– ne riez pas, c’est une pratique courante: JFK, Navalny, Kim Jong-nametc. La panique financière. Provoquer un effondrement du système en vidant ses comptes, en arrêtant d’emprunter ou en arrêtant de payer ses impôts. Cela ne provoquerait que la banqueroute de la France et non d’un système devenu mondial.

Tout cela ne donne aucune garantie sur ce que nous ferions ensuite.

Pour ce qui est de savoir s’il y a un monde entre le gouvernement et le peuple, il n’y a pas de doute, je le constate chaque jour.

Pour ce qui est de savoir si nos élites sont bienveillantes, je reste dubitatif. En bon profane, je reste docile de peur de cracher dans la soupe. S’ils sont devenus ce qu’ils sont pour que nous puissions rester ce que nous sommes, mieux vaut les remercier.

Son crédo : être le meilleur, en être persuadé malgré son humilité, une humilité qui disait : « mon humilité me rend meilleur que vous ».

WarMachine – David Michôd

Quand j’entend le mot révolution, j’ai automatiquement la fable du chêne et du roseau qui me vient à l’esprit. Ce poème m’inspire et me semble d’une logique implacable, il sent la justice et l’humilité. Ceux qui dirigent notre société peuvent se passer de l’avis du peuple , le dernier référendum date de 2005 et le résultat des urnes a été foulé aux pieds. Par contre je doute fort qu’ils pourront continuer d’ignorer la nature encore longtemps. Je trouve amusant de voir que ce poème si allégorique puisse avoir une fin si terre à terre. La nature se chargera de nous mettre tous sur un pied d’égalité.

Je pense que nous allons bientôt manger de la soupe aux cailloux, mais inutile de jeter la pierre aux responsables… nous le sommes tous. La seule révolution possible est celle qui s’attaquera à notre mode de vie, tous les problèmes sociaux que nous vivons en ce moment proviennent du ruissellement de notre goût pour le confort. Ceux qui décident d’abandonner le confort au nom de l’écologie ou de la charité auront un coup d’avance lorsque plus personne n’y aura accès. Sans parler de survivalisme, se soucier de la nature ou de son prochain peut apporter robustesse et sérénité.

  • Manger sain, plus de qualité moins de quantité. Payer la nourriture le prix fort!ou pas. Fini la surproductivité, les pesticides, la torture des animaux, l’obésité… Bonjour le besoin de main d’oeuvre, vive le plein emploi. En cas de pépin, manger peu sera plus facile.
  • Chauffer moins, une question d’habitude. Moins de pollution, plus de pognon! Système immunitaire en alerte et inactivité déconseillée. En cas de pépin, le froid sera plus supportable.
  • Rouler moins, voilà des décennies que nous nous sommes organisés en imaginant que la distance n’était pas un problème. Travail, famille, –patrie, non je déconne– amis, commerces devraient être accessibles sans moteur. En cas de pépin, moins d’isolement.
  • Éduquer, la clé d’un changement sur le long terme. Arrêter de reproduire des schémas qui ne fonctionnent plus. La solidarité avant la compétitivité! En cas de pépin, une génération sur qui compter.
  • Partager, vous en avez assez de voir tous ces riches qui se gavent? Tournez la tête, il y en a de plus pauvres que vous -probablement-. Donnez. En cas de pépin, il restera moins à perdre -et vous aurez moins d’ennemis-.
  • … etc … etc

Cette liste n’est pas exhaustive. Son but n’est pas de montrer comment changer le monde. Il s’agit plutôt d’une façon de démontrer que nous ne sommes pas sous l’emprise d’un gouvernement malveillant qui nous empêche de nous épanouir. Nous avons des solutions plein les mains –les vôtres seront certainement différentes– et nous avons le pouvoir de les appliquer. Cela demande un effort que nous ne sommes pas encore prêts à fournir, trop emmitouflés dans notre confort. NetFlix, voyages, cinéma, drogues, vacances, fêtes… compensent largement le métro, boulot, dodo. Alors inutile de paniquer parce que ce confort est en train de disparaître, un réveil est rarement agréable, mais une fois debout nous pourrons nous attaquer aux choses sérieuses!

3 réponses sur « L’inconfortable changement »

Très très bel article pour un sujet central…J’ adore aussi tes titres ( encore mieux que « Libé »)
les solutions que tu soulignes, ma liste est sensiblement la même, peuvent nous faire changer de place ( et de regard ) dans la société mais comme tu l’ as dis elle ne vont pas changer le monde,

je pense aussi que « nous ne sommes pas sous l’emprise d’un gouvernement malveillant qui nous empêche de nous épanouir », mais que « ils sont devenus ce qu’ils sont » car nous sommes prisonniers de notre faiblesse que tu as très bien débusquée : le confort de se laisser prendre en charge,
du coup pas la peine de les remercier 😉
après je ne sais pas si le plus immobilisant est le confort matériel ou le confort social de ne pas avoir à participer au choix et à l’ application des règles de vies communes

de toute façon le monde change de lui même et les gouvernants ne font que suivre en gesticulant ; depuis le premier stock, le premier troc et la première propriété privé , la marchandise a dicté sa loi de la valeur d’ échange, avec sa petite sœur la baisse du taux de profit, et régit toute les relations sociales,
je sais que tu n’ aimes pas cet argument qui renvoie au fondement historique de la société et que tu as dis que « tu préférais limiter ta réflexion à notre société aujourd’hui » mais j’ ai trop de mal à réfléchir sur les changements possibles à venir sans me baser sur les changements passés qui déterminent forcément la vie aujourd’hui :
la dialectique qu’ils appellent ça,

à ce sujet je vous conseille le site  » guerre de classe » si vous voulez transpirer un peu des neurones ;
pour avoir une vue d’ ensemble il faut sortir de son fauteuil confortable, gravir la pente avec humilité ( parfois les mains au sol si c’ est trop raide) et arriver suant au sommet ,
c’ est donc par l’ humilité que nous pouvons , non pas être meilleur que les autres, mais avoir une meilleure perspective que la veille pour être prêt à s ‘attaquer aux choses sérieuses…

du coup il y a encore trop de choses à dire …désolé pour la tartine, mais ça fait plusieurs articles que je me retiens …
je vais faire un blog moi aussi ;-)))

merci à ceux qui ont transmis cette flamme que nous devons garder vive et passer aux suivants

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