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Le rapport à la Mort

Un mode de vie

S’il y a bien une chose qui concerne tout le monde, c’est la mort. Par contre la façon dont nous l’appréhendons est fort différente d’un individu à l’autre. Le sujet n’est pas tabou, il reste tout de même en retrait. La pudeur fait qu’il est difficile d’échanger, exposer sont point de vue demande un certains tact. Toutes affirmations ou suppositions concernant ce qui nous attend relève de la croyance. La religion n’étant pas loin, les discussions tournent courts.

Le tact c’est la petite poudre que tu mets sur les fesses de tes phrases pour qu’elles soient plus douces

Réseaux sociaux – Auteur à déterminer

La façon dont nous affirmons qu’une personne a perdu la vie a évolué au fil du temps. Avant la science, le simple fait de ne pas se réveiller suffisait pour évoquer la mort. Puis vint la notion d’arrêt respiratoire, d’arrêt cardiaque et enfin d’arrêt d’activité cérébrale. Nous en sommes là aujourd’hui avec tous les progrès qu’a fait la médecine, une personne est considérée vivante tant qu’une activité cérébrale est encore présente. Comme des médecins commencent à s’intéresser aux expériences de mort imminente, cette limite sera probablement repoussée puisque des patients affirment se souvenir de choses s’étant passées alors qu’ils étaient déclarés morts et que leur activité cérébrale était nulle. Il est possible qu’une source de vie que nous ne savons pas encore détecter existe. L’électricité ne sera peut-être pas la dernière source d’énergie cachée à être divulguée.

Avoir un avis sur ce qu’est la mort donne une philosophie de vie. Celles et ceux qui croient à l’enfer et au paradis se tiennent à carreau; d’autres croient au néant et redoutent sa venue; certains vivent dans l’attente sans opinion, ils sauront bien assez tôt; les moins chanceux la voient comme une délivrance; les plus carpe diem n’oublient pas que chaque jour peut-être le dernier … Je ne sais pas combien de visions des choses différentes il peut exister mais je sais qu’elles impliquent des modes de vie très différents. De mon point de vue ceux qui ne se posent pas la question naviguent à tâtons. Personnellement je crois savoir dans quelle état j’erre!

Méditer la mort, c’est méditer la liberté ; celui qui sait mourir, ne sait plus être esclave

Sénèque

Quand on est dans une situation délicate et particulièrement anxiogène, une bonne méthode pour sortir de l’angoisse consiste à chercher quel pourrait être le pire dénouement! Il est alors beaucoup plus facile de relativiser et de se dire que ce n’est pas si grave. Vous allez passer un examen –une embauche, un permis, une réunion, une compétition…-, vous êtes au point, pourtant vous êtes stressé et vous n’arrivez pas à dormir, à tous les coups le manque de sommeil va jouer contre vous demain, comment s’endormir? Commencez par vous demander ce que vous aller faire une fois que vous aurez raté votre examen, une fois la pression descendue n’oubliez pas de visualiser votre réussite et tout se passera bien.

Cette méthode fonctionne très bien pour moi, il m’a donc semblé naturel de l’appliquer quand la société m’a mis dans une situation particulièrement délicate et anxiogène puisque je me suis retrouvé emprisonné, confiné, enfermé pendant presque deux mois. J’ai eu le temps de me demander quel serait le pire dénouement de cette situation. Conclusion: 100% de la population mourrait, oui j’avais dit le pire –je ne fais pas les choses à moitié– la probabilité existe.

Voilà à quoi nous faisons face: la mort. Il est donc tout à fait légitime de faire ce que l’on peut pour l’éviter. Il s’agit d’un comportement instinctif. Je me suis souvent demandé jusqu’où ce réflexe naturel peut rester bénéfique, à partir de quel moment l’intellect va-t-il dénaturer ce comportement? Porter un masque… ça se discute. Rester enfermé chez soi… pas trop longtemps. Vivre enterré dans un bunker en attendant que la radioactivité retombe… très peu pour moi. Nous avons tous des limites différentes. Pourtant des mesures collectives doivent être prises. L’autorité doit trancher et placer une limite avec le bon compromis entre sécurité et liberté.

“C’est une chose étrange à quel point la sécurité de la conscience donne la sécurité du reste.”

Victor Hugo

Comme nous vivons dans une société civilisée, il est souvent préférable de suivre les directives de l’autorité en place. C’est un moyen d’éviter l’anarchie avec une population qui n’y est pas prête –vaste sujet que l’anarchie, je ne développerai pas aujourd’hui, je suis contre-. Garder un esprit critique et objectif sur l’autorité en place est également préférable. C’est un moyen d’éviter la dictature –vaste sujet que la dictature, je ne développerai pas aujourd’hui, je suis contre-. La population –nous– a donc un rôle important à jouer pour faire savoir où elle situe le curseur liberté / sécurité. Nous savons que certains dirigeants, avides de toujours plus de pouvoir voient des opportunités dans chaque situation. Toutes les lois qui sont passées en s’appuyant sur la peur de la mort face au terrorisme en sont la preuve. Il faudra donc rester vigilants quand de nouvelles mesures seront prises contre des virus. Chacun devra garder en tête où il place sa ligne rouge car avec le temps l’Homme s’adapte à tout, c’est à double tranchant.

Au-delà du sujet de la surveillance de masse, ce documentaire est parfait pour illustrer l’importance de ne pas céder à la peur et de garder courage!

2 réponses sur « Le rapport à la Mort »

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